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Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)

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AVAP Andrésy : enquête publique

Vous trouverez ci-après la note déposée pour le commissaire enquêteur dans le cadre de l'enquête publique par l'association "Construisons Ensemble un Andrésy Solidaire". 

Nous partageons cette analyse et l'approfondirons dans un prochain article sur la politique en matière d'urbanisme de la municipalité d'Andrésy et sur nos propositions. 

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Le dossier présenté définissant l’AVAP (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine) est très similaire à celui existant pour l’ancienne ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural urbain et du paysage).

Des points positifs :

  • Un remarquable travail d’inventaire du bâti existant.
  • La prise en compte de la trame de chemins piétonniers et leur valorisation.
  • L’enrichissement des prescriptions liées au patrimoine végétal.
  • La préservation des vues à plusieurs niveaux depuis les coteaux.

Néanmoins ce règlement reste très orienté dans la protection des bâtis existants. Il cherche essentiellement à compenser un PLU n’offrant pas des garanties nécessaires (voir le tableau ci-joint sur quelques manques de PLU). De ce fait les zones couvertes sont très étendues sans toutefois couvrir l’ensemble de ce qu’il faudrait protéger, notamment dans les zones limites comme la rue Maurice Berteaux ou la rue de la Fontaine, d’où les demandes des habitants de ces rues de rejoindre les zones AVAP. Ceci conduit à laisser la part belle aux promoteurs et aux constructions sans exigence d’architecture dans les zones hors AVAP.

Ce règlement se focalise sur les bâtis et clôtures sans prendre en compte de ce qui ressort du paysage de la rue (et des aspects spécifiques d’évolution des voiries et de leur traitement (pistes cyclables, plantations sur trottoirs e/o cadrage des stationnements, gabarits de part et d’autre, …) mobilier urbain)

.De ce fait les franges (urbaines ou paysagères) sont souvent négligées et les rues en limite de zones risquent de n’avoir aucune cohérence architecturale.

Bien que comprise dans la zone B12, la zone d’OAP de la gare échappe au règlement de l’AVAP. Comment s’assurer de l’harmonie architecturale de l’ensemble qui sera construit sur cette OAP avec les villas environnantes, notamment rue Maurice Berteaux ?

De même la zone de l’ancienne station BP, rue du maréchal Foch, est en dehors des zones AVAP. Comment s’assurer que les implantations/constructions des bâtiments futurs respectent les qualités architecturales à la fois de la zone A1 de la rue Galliéni et de la villa voisine ?

Tout comme le règlement de la ZPPAUP, ce règlement ne définit pas une volonté d’évolution de l’architecture de la ville et n’encourage pas que se développe une architecture contemporaine de qualité. En cherchant de ne rien bouger dans les zones couvertes, sans évolution positive et équilibrée, on renferme la ville sur ses apparences en la divisant en quartiers « historiques » et « le reste ». Les règlements de la ZPPAU en 2002, de la ZPPAUP en 2008 et aujourd’hui de l’AVAP en 2016 n’ont en rien protégé la ville mais au contraire permis à de nombreux ouvrages médiocres de voir le jour. Ils laissent la part belle aux promoteurs et constructions dégradantes qui ont récemment envahi la ville sans architecture et voire peu d’art de construire.

La prescription AVAP de type « en harmonie ou d’aspects et de matériaux similaires aux constructions voisines » ne veut rien dire en terrain éclectique, où on peut trouver 3 maisons qui se succèdent de 3 styles différents. Il peut de surcroit conduire à des pastiches souvent moins harmonieux que de belles intégrations contemporaines.

En conclusion :

  • d’une part le PLU aurait dû mieux définir les exigences architecturales sur l’ensemble de la ville de façon à se prémunir de réalisations de faible qualité des promoteurs, surtout en ces temps de nombreuses réalisations neuves.
  • d’autre part l’AVAP aurait pu alors traduire une réelle volonté de faire évoluer l’architecture de la ville en ne se limitant pas à protéger l’existant, mais en y intégrant des réalisations contemporaines harmonieuses,
  • enfin prendre en compte non seulement le bâti mais davantage les paysages de rues en termes de transitions et de franges paysagères était attendu de nouveaux outils pour un règlement neuf.

Remarque particulière : nous émettons des réserves sur la possibilité de l’installation de vérandas sans intervention d’architecte sous prétexte qu’elles sont démontables, car souvent celles-ci sont d’une qualité architecturale médiocre.

 

Quelques manques du PLU (voir http://www.ceas-andresy.fr/actus/revision-du-plu-plan-local-durbanisme-analyse-et-commentaires ):

  • Le PLU aurait dû établir une cartographie  des densités et les hauteurs souhaitées comme nous l’avions demandé. Cela aurait permis de définir d’une volonté d’urbanisme clairement exprimé au sein du PLU en modulant hauteurs et densités
  • Gabarits en limite de parcelles : défini pour 2,5m à 8m et non défini de 0m à 2,5m. Ceci amène des profils aberrants.
  • L’interdiction de l’aspect bois brut : aujourd’hui le bois est très utilisé en architecture contemporaine de multiples manières : patiné, pré-patiné, cryptogilé, …
  • Le maire dit souvent « un maire ne peut plus s’opposer à des projets respectant les règles d’urbanisme ». D’où l’importance des règles d’urbanisme, notamment du PLU qui malheureusement n’est pas assez prescriptif sur les exigences architecturales à imposer.

 

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