Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)
Le 10 mai 2001, la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, est définitivement adoptée par le Parlement français.
Les principaux points portent sur la reconnaissance comme crime contre l’humanité de « la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes» et sur l’obligation de donner « à la traite négrière et à l’esclavage la place qu’ils méritent » dans les programmes scolaires, mais également dans les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines.
Selon un décret de 2006, chaque année une cérémonie doit être organisée le 10 mai à Paris, dans chaque département (avec le choix du lieu par le préfet) «ainsi que dans les lieux de mémoire de la traite et de l'esclavage».
Depuis 2007 dans la commune de Villers-Cotterêts (Aisne), ville qui abrite la tombe du général Dumas, né esclave à Saint-Domingue et père d'Alexandre Dumas la municipalité (socialiste) commémore l’abolition de l’esclavage.
Or aux dernières élections municipales, c’est le Front National qui l’a remporté et l'élu FN refuse d'organiser, le 10 mai, dans sa ville, des célébrations autour de l'abolition de l'esclavage.
«Je perçois (cette commémoration) comme étant un peu à la mode, dans le cadre d'une auto-culpabilisation permanente, d'une culpabilisation systématique, alors que l'esclavage existe encore ailleurs dans le monde, malheureusement».
Cela fait partie des multiples décisions antirépublicaines prises par les élus FN depuis le 30 mars 20014, dans les villes où ils sont élus.
Heureusement un collectif d'associations commémorera quand même samedi l'abolition de l'esclavage à Villers-Cotterêts (Aisne).