Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)
Résumé
Le budget d’une ville est l’occasion de faire participer l’ensemble de la population à la définition des priorités et à la vision de ce qu’on veut faire de notre cité. Comme d’habitude, il n’en est rien pour Andrésy. Cela reste un travail administratif et technique où il est difficile de cerner des lignes directrices.
Recettes de fonctionnement
Les dotations de l’Etat diminuent (globalement 300 k€) mais également les dotations départementales (aides à l’enfance) (80 k€). En revanche l’Etat pourrait subventionner une partie des investissements liés à la réhabilitation et de mise en accessibilité des monuments publics (cf. cr conseil municipal du 10-03-2016). Par ailleurs il y a la diminution du versement au fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales et élargissement des remboursements de TVA sur les charges d’entretien des établissements publics. Finalement on peut penser que la ville touchera cette année plus de l’Etat que l’an passé.
Les recettes de l’impôt augmentent en raison du léger accroissement de population (130 k€).
Dépenses de fonctionnement
Les charges de personnel sont stables. (8,7 M€).
Les autres charges sont en légère diminution. A noter une diminution importante de l’énergie, et une hausse non contrôlée des frais internet et téléphone.
L’Allocation compensatoire provisoire (ce que verse la ville à la communauté urbaine)(572k€) est par définition égale à celle versée à la CA2RS corrigée des variations de compétences pris en compte. Il est à craindre que cela s’aggrave par la suite.
Le versement de la ville au fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) est en diminution (100 K€) du fait de la création de la communauté urbaine (ce qui compense en partie la baisse des dotations d’Etat).
Dépenses d’investissement
Tendance pluriannuelle.
L’excédent de fonctionnement reportable (qui résulte de la vente des terrains de l’ancien collège) diminue progressivement. Il permet d’assurer le financement des investissements jusqu’en 2017inclus. A partir de 2018, c’est le recours à la dette qui permettra de financer les investissements, celle-ci pourrait augmenter de 8 M€ en 2016 à 12 M€ en 2021. A partir de 2021, il faudra une tout autre stratégie, dans la mesure où le recours à l’emprunt devient problématique.
Ce qui impose dès à présent
Les subventions aux investissements
Alors que les dotations du Département sont supprimées, que les prestations sociales du département diminuent (prévention spécialisée, PMI, …), on peut constater que le département augmente ces impôts (+66% de taxes foncières) pour financer des projets d’investissement inutiles voire néfastes : 437 k€ pour l’extension du Parc de l’île Nancy et pour la halte fluviale.
C’est du gâchis d’argent public.
Recours à l’emprunt
L’équilibre de la section investissement se fait par un recours de 1,5 M€ à l’emprunt : la dette d’Andrésy commence sa hausse.
La liste des investissements
La liste des investissements présentée pour 2016 appelle les remarques suivantes :
Il aurait fallu lister l’ensemble des investissements nécessaires. Manquent notamment les autres équipements publics nécessaires à l’accroissement de population, petite enfance, maison médicale, espaces associatifs et culturels … travaux de voiries indispensables à effectuer sur la ville, …. même si une grande partie de ces investissements seront financés en dehors du budget de la ville (financement par la communauté urbaine, financement par les promoteurs, …). Cela aurait permis de voir qu’ils n’ont pas été oubliés et aussi de mesurer leur incidence sur le budget de la ville.