Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)
Résumé :
Les finances de la ville d’Andrésy sont toujours caractérisés par un autofinancement trop faible face aux besoins d’investissements.
Les efforts de réduction des dépenses courantes et l’augmentation des recettes fiscales du fait de l’accroissement des logements vont dans le bon sens.
La baisse des dotations de l’Etat ne représente que quelques pour cent du budget de la ville et le soutien apporté par l’Etat a des chances de largement compensé cette baisse. Le discours de la majorité municipal sur ce point est essentiellement politicien.
La dette doit être renégociée : aujourd’hui elle est trop coûteuse (2,83%) et mal répartie. Il y a des possibilités d’avoir de nouveau recours à l’emprunt, mais de façon limitée.
Dans ce contexte, le choix des investissements est essentiel. Nous demandons à ce que les habitants participent à la priorisation des investissements de façon à éviter le lancement d’investissements coûteux et inutiles comme l’extension du parc de l’île Nancy, la halte-fluviale ou la mise en place de la vidéo-surveillance.
Nos remarques des années précédentes ont enfin été exaucées : la présentation faite au conseil municipal est désormais compréhensible et peut être appréhendée par chacun des citoyens. Un pas vers la démocratie !
Vous trouverez en annexe le document présenté. Voici notre analyse.
Dotation de l’état en 2016
La réforme a été reportée au premier janvier 2017. Pour 2016, les modalités de 2015 s’appliquent. Par rapport à 2015, il est prévu que la dotation baisse de 300 000 € environ. En revanche la TVA pourra être récupérée sur les dépenses d’entretien des bâtiments publics, le fonds de soutien au développement des activités périscolaires est pérennisé, et l’Etat soutient l’investissement local à hauteur de 1 milliard d’euros (ce qui explique les demandes de subvention du conseil municipaldu 10 mars 2016 de près de 8 millions d’Euros sur les projets d’investissement de la commune voir compte-rendu du conseil municipal).
La baisse de la dotation globale de l’Etat de 300 000€ (de l’ordre de 2% du budget de la ville) a des chances d’être largement compensée par les subventions aux investissements : finalement l’Etat versera plus à Andrésy en 2016 qu’en 2015. Le discours de la majorité municipale est donc essentiellement politicien.
NB : La réforme applicable en 2017 consisterait (toutes les modalités ne sont établies) en :
En 2017 la dotation pour Andrésy devrait baisser par rapport à 2016 de 250 000€ environ.
Charges de personnel en 2015
Les charges de personnel sont stables de 2014 à 2015 (environ 8,5 M€), ce qui correspond aux charges de personnel de 2008.
Les effectifs ont évolué de la manière suivante :
L’augmentation des grilles indiciaires des catégories B et C, l’augmentation du SMIC, et la mise en place d’activités périscolaires ont contribué à la hausse de ces charges.
Nous ne pouvons qu’approuver les dispositions gouvernementales qui ont favorisé l’augmentation des bas salaires et participé à l’accroissement des activités périscolaires.
Autres évolutions de 2014 à 2015
Les charges générales ont diminué de 8% de 2014 à 2015 (environ 250 000 €).
Les produits de la fiscalité ont augmenté de 2,2%, effet de l’accroissement du nombre de logements.
Les dotations de l’Etat ont diminué de 300 000€.
Ceci conduit à une légère augmentation de l’autofinancement de 450 000 € à 670 000 € (+120 000€).
Ce taux d’autofinancement reste néanmoins particulièrement bas et ne suffit pas à financer les investissements dont la ville a besoin.
Evolution de la dette
La dette est de 8,2 M€, soit en 2015 726 €/h en dessous des moyennes des autres villes comparables (958 €/h). Le taux moyen est de 2,83%. Elle est de bonne qualité. Elle s’étale par paliers jusqu’en 2040 (annuité de remboursement 0,8 M€ jusqu’en 2020, de 2021 à 2026 0,6 M€, puis 0,2 M€ jusqu’en 2036).
Comme cela a été dit lors de la campagne électorale en 2014, la dette doit être renégociée pour d’une part réduire le taux moyen (bien trop élevé dans la période actuelle), et d’autre part en linéariser le remboursement.
Par ailleurs la période actuelle est propice à avoir recours de nouveau à l’emprunt pour revenir dans la moyenne des villes comparables, soit environ 3 M€ de possibilités.
Les investissements
Le document remis au conseil municipal comporte un tableau faisant état de près de 17,5 M€ d’investissement ce qui à un rythme de 3M€ par an devrait s’étaler sur 6 ans.
Nous comprenons mal le financement de ces investissements. Nos calculs nous conduisent sur 6 ans à une possibilité de financement de moins de 12 M€ :
Il est donc important de pouvoir prioriser ces investissements.
Faire participer les habitants dans la prioritisation de ces investissements comme l’a demandé la liste d’opposition AER serait nécessaire pour accroître la vie citoyenne dans notre cité. Malheureusement le maire a tout de suite mis cette idée au panier sous prétexte qu’il était élu pour décider (notion dépassée de nos jours de la démocratie représentative).
Conclusion
La stratégie financière de la municipalité actuelle s’articule autour de 3 axes :