Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)
Les Mureaux le 19 novembre 2015
Communiqué de presse
Dans les Yvelines comme au sommet de l’Etat, la nation toute entière affiche son émotion et témoigne son soutien aux familles des 129 victimes des attentats de Paris. Les obsèques qui permettront de commencer le travail de deuil n’ont pas encore eu lieu. Face à la barbarie terroriste, l’unité nationale est plus que jamais nécessaire.
Naturellement, les campagnes électorales ont été immédiatement suspendues pour permettre le rassemblement et le recueillement au-delà des clivages politiques. Dans des circonstances aussi douloureuses, il aurait été indécent d’afficher nos divergences sur les enjeux régionaux, alors que Paris et l’île de France ont été visés précisément pour le mode de vie joyeux et festif qui les caractérise.
Nous confirmons donc qu’aucune réunion publique portant sur les élections régionales ne sera organisée, aucun tract ne sera distribué, aucun porte à porte n’aura lieu avant les obsèques nationales des victimes des attentats.
Nous regrettons que Valérie Pécresse ait choisi de redémarrer sa campagne depuis hier matin : tractages, collages d’affiches et même meeting auquel Madame Pécresse invite elle-même vendredi 20 novembre au Chesnay, une semaine jour pour jour après les attentats meurtriers.
Nous regrettons l’attitude de Madame Pécresse, dont le choix contredit celui des candidats de sa famille politique dans les autres régions. Beaucoup ont décidé de retarder leur reprise de campagne.
Pire, le deuil national, loin de susciter une trève dans les polémiques, a servi de prétexte à des dérapages xénophobes et injurieux. Ainsi le 17 novembre, le 2ième adjoint au maire LR de Saint Cyr l’Ecole a publiquement insulté le président de la République sur les réseaux sociaux sans que Madame Pécresse ne daigne réagir. Cette indifférence est choquante et inacceptable.
Nous demandons que les responsables politiques de la droite départementale condamnent sans réserve tous ces dérapages et que des sanctions soient prises contre les élus qui se montrent indignes des mandats qui leur ont été confiés par nos concitoyens.
D’autre part nous demandons que la décence l’emporte, que le temps de deuil soit respecté et que les polémiques électoralistes soient interrompues jusqu’aux obsèques des victimes.
Pour ce qui nous concerne, nous nous y engageons.
Sandrine Grandgambe
Première secrétaire fédérale du Parti Socialiste