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Site de la section du parti socialiste des villes d'Andrésy et Maurecourt (78)

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Débat sur la politique de Santé - Compte-rendu

 

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 La santé est malade !

C’est la constatation unanime des participants (Estelle Rodes, Fréderik Bernard, Michel Viguier, Michèle Château, Gil Augis) de la réunion sur la santé organisée le vendredi 27/01/2012 par la section socialiste d’Andrésy-Maurecourt salle Julien Green à Andrésy.

Le passage progressif du système de santé d’un service public à une économie marchande où la rentabilité financière fait sa loi en est la raison profonde :

·         Le système de répartition des moyens fondé sur la tarification à l’acte conduit à des aberrations : refus de prise en compte par les cliniques des cas à problèmes, augmentation des actes inutiles, difficultés d’équilibrer les comptes avec des charges fixes de personnel et des recettes variables difficilement  prévisibles. D’où les déficits abyssaux de l’hôpital de Poissy qui se chiffrent en centaines de millions d’euros.


·         Ceci conduit à la réduction des moyens  (-300 personnes à l’hôpital de Poissy) alors que les besoins restent bien présents (plus de 500 demandes non satisfaites au niveau du handicap)


·         La désertification de certains territoires par manque de « rentabilité ». (absence de médecins spécialistes à Chanteloup, âge moyen des médecins dans les Yvelines de 52 ans, …)


·         La « rationalisation » des établissements qui aboutit à la fermeture de certains d’entre eux et rend difficile l’accès aux soins.


·         Abandon des politiques de médecine préventive, médecine scolaire, et médecine du travail (9% des élèves de ZEP bénéficient de l’examen médical « obligatoire » en fin de primaire. Pourtant il s’agit là d’un véritable investissement.


·         Les dépassements d’honoraires créent une véritable discrimination de l’accès aux soins par l’argent.


·       Le processus d’appels à projet (appel d’offres) limite les propositions qui pourraient être portées par des associations, et par une mise en concurrence pousse celles-ci à proposer des offres minimales.


·         L’instauration à tout niveau de systèmes d’évaluation de performance fondés non pas sur la qualité du soin mais sur sa productivité.

Ceci conduit à un accroissement des inégalités qui se manifeste :

·         Par un moindre remboursement de la sécurité sociale et la mise en place de franchises,


·         Par un coût plus élevé des frais des mutuelles ou des assurances (à noter l’augmentation en début d’année de la TVA sur les cotisations de mutuelles),


·         Non remboursement des frais de transport pour les handicapés qui doivent être accueillis en Belgique faute d’établissements en France,


·         Par un renoncement aux soins (60% des Français déclarent avoir une fois renoncé à des soins).

Les participants insistent sur la diminution de la démocratie dans la détermination de la politique de santé :

·         Le rôle des agences (ARS : Agence Régionale de Santé), courroie de transmission du pouvoir central et du gouvernement, comme dans d’autres domaines, limite considérablement le rôle des élus dans la politique de santé des territoires. C’est le contraire de la décentralisation.


·         La décision de « budgétariser » les comptes de la Sécurité Sociale a enlevé le pouvoir d’intervenir dans sa gestion dont disposaient les partenaires sociaux.

Pourtant des solutions existent. Les propositions de François Hollande présentées par Estelle Rodes  répondent à ces dysfonctionnements :

·         Réforme des tarifications et augmentation de la part forfaitaire  (engagement n° 19)

·         Considération de l’hôpital public comme un service public et non comme une entreprise (engagement 19)


·    Création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire, accès aux soins d’urgence (engagement 20)


·         Limitation des dépassements d’honoraires  (engagement 20)


·         Action sur le prix des médicaments  (engagement 20)


·         Suppression du droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale de l’Etat   (engagement 20)

Un point d’attention particulier  a été porté sur l’hôpital de Poissy par Fréderik Bernard, maire de Poissy :

·    Une fusion ratée entre l’hôpital de Poissy et celui de Saint Germain due essentiellement à une mésentente entre les maires UMP des deux villes,


·      Un nouvel hôpital à Chambourcy d’abord décidé puis annulé : entraînant des paiements de pénalités lourdes aux entreprises impliquées,


·         Un enrichissement foncier de cliniques privées.

Bref l’exemple d’un dossier public très mal géré.

 En conclusion, Michel Vignier, conseiller général du canton de Meulan affirme qu’une réorganisation de la santé est indispensable, mais celle-ci doit se faire dans le souci de la qualité des soins au bénéfice des patients et considérer  la santé comme un véritable service public.

 

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G
quel dommage qu'à cette réunion sur la santé, il n'y ai eu qu'une trentaine de personnes en comptant les adhérents Ps et les intervenants ce qui réduit à très peu le nombre des personnes<br /> intéressées par ce problème
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